En hiver, il n’est pas rare que les températures négatives déposent du givre sur le pare-brise et les vitres de votre voiture. En principe, la règle voudrait qu’on dégivre complétement son véhicule avant de prendre le volant. Dans les faits, ce n’est pas toujours le cas : quelle que soit la raison, de nombreux automobilistes circulent avec un pare-brise mal dégivré. Quels sont les risques encourus ? Que prévoit la loi en Belgique ? Les experts Coyote font le point.
Chaque hiver, c’est la même chose : le froid s’attaque à nos véhicules et dépose du givre ou de la neige sur les vitres extérieures. Généralement, on constate le givre au petit matin, quand c’est l’heure de se rendre au travail, ou en soirée alors qu’on a prévu de sortir. Dans ces moments-là, que ce soit par manque de temps ou d’envie (ou à cause des conditions météos particulièrement maussades), on ne pense pas toujours pas à retirer totalement la légère couche de glace qui recouvre le pare-brise et les vitres de l’habitacle. Pourtant, cette démarche n’a rien d’optionnelle : en Belgique, le dégivrage de son véhicule est une obligation légale.
Que dit la loi ?
Le Code de la route est très clair sur la question : l’article 8.3 précise que l’automobiliste doit « être constamment en mesure d’effectuer toutes les manœuvres qui lui incombent ». Pour cela, il doit avoir une visibilité optimale à bord de l’habitacle. S’il ne retire pas complétement le givre (ou la neige) présent sur le véhicule, ça ne sera pas le cas, puisque sa vision sera partielle. Le conducteur s’expose alors à une sanction pour non-respect de la loi.
Attention : la règle imposant le dégivrage total du véhicule concerne autant le pare-brise que la lunette arrière et les vitres latérales.
En Belgique, rouler avec des vitres obstruées par le givre ou la neige (ou la poussière) est une infraction qui vous expose à une amende de 116 euros. Mais tout dépendra de l’appréciation des policiers qui réalisent le contrôle du véhicule. Dans certains cas, l’amende peut être abaissée à 58 euros. En revanche, si les forces de l’ordre estiment que la situation présente un réel danger pour les autres usagers de la route, l’infraction peut donner lieu à une convocation devant le tribunal, et entraîner des sanctions financières plus lourdes.
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En Belgique, la loi est formelle : il est interdit de laisser tourner le moteur de son véhicule à l’arrêt ou en stationnement, « sauf en cas de nécessité ». En Flandre, cette pratique vous expose à une amende de 68 euros, tandis qu’en Wallonie, elle est considérée depuis le 1er mars 2019 comme une infraction environnementale, et peut à ce titre vous coûter 130 euros d’amende.
Si on se réfère à ce que dit la loi, faire tourner son moteur pour faciliter le dégivrage peut être sanctionné par une amende, mais à condition que les policiers considèrent que ce n’était pas une nécessité. S’ils estiment, en revanche, que la situation l’exigeait, vous ne serez pas sanctionné. Tout dépendra donc de l’appréciation des policiers.
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