Jusqu’à présent, tous les accidents de la route, y compris les cas les plus graves, étaient désignés par le Code pénal comme « accident de la circulation mortel ». Depuis le 8 avril 2026, cette terminologie est définitivement abolie : le nouveau Code pénal parle désormais « d’homicide commis dans le cadre de la circulation », et prévoit des sanctions bien plus lourdes pour les conducteurs responsables d’homicides routiers. Explications.
Adopté au printemps 2024, le nouveau Code pénal est entré en vigueur dans sa globalité le 8 avril 2026. Depuis cette date, le droit belge a modifié en profondeur ce que l’on appelle désormais « l’homicide routier » : désormais, la notion « d’accident de la circulation mortel » est définitivement abandonnée au profit de celle d’ « homicide commis dans le cadre de la circulation ».
Instaurée par la ministre de la Justice Annelies Verlinden, la modification du Code pénal vise à reconnaître que, même si la mort n’a pas été voulue, le comportement qui l’a causée (excès de vitesse, alcool, drogue…) relève bien d’un choix délibéré. Une décision répondant notamment aux fortes attentes des familles de victimes (et d’une grande partie de la population), pour qui le terme « accident » n’était pas assez explicite quant à la responsabilité du conducteur fautif.
En qualifiant ces actes d’homicides, et non plus d’accidents, la Belgique aligne sa législation sur celle de pays voisins comme la France et les Pays-Bas, et met l’accent sur la responsabilité pénale du conducteur.
Dans un contexte où la responsabilité du conducteur est de plus en plus engagée, des outils comme l’Appli Coyote peuvent contribuer à adopter une conduite plus attentive, notamment grâce à des alertes en temps réel sur les zones à risque, accidents et les contrôles présents sur l’itinéraire.
Le nouveau Code Pénal instaure une échelle de peines plus sévères que les précédentes, allant de 1 à 8. Sur cette échelle, l’homicide routier est classé à un niveau plus élevé que l’homicide par imprudence lorsque des facteurs aggravants sont établis, et donne lieu à des sanctions pénales plus lourdes que celles qui étaient prévues jusqu’à présent :
La réforme durcit également les mesures relatives au permis de conduire :
Avec le nouveau Code pénal, le juge dispose maintenant d’un cadre plus strict pour sanctionner ce que la loi appelle le « manque de grave de prévoyance ou de précaution ». Les facteurs aggravants suivants sont particulièrement visés :
Parmi les facteurs aggravants, on retrouve également le franchissement d’un feu rouge, et la conduite sans permis de conduire.
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